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Au mois d’octobre 2004, la patinoire de Nîmes, qui se trouvait aux abords du stade Marcel-Rouvière, fut ravagée par les flammes la réduisant à néant. Dans l’édition locale du journal Midi Libre, ce fait divers fut relaté dans un long article illustré de photos spectaculaires qui disait en substance : « Voici une nouvelle qui ne devrait pas ravir les amateurs de la glisse, dont nous faisons tous un peu partis. L’antique patinoire municipale de Nîmes a été entièrement détruite par un incendie dans la nuit du jeudi au vendredi 15 octobre 2004. Un incendie d’une rare violence qui a eu raison d’une structure vieillissante. »

A la fin du mois de septembre 2008, le journal Midi Libre publia un article qui laissait entendre que la communauté d’agglomération de Nîmes envisageait fortement la construction d’une nouvelle patinoire dans la périphérie nîmoise. Après la piscine olympique Nemausa et le dossier de la Salle de musique, la prochaine réalisation de l’Agglo pourrait bien être la patinoire ! En sommeil depuis quelque temps, le comité de pilotage, créé par le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier et dirigé par Jean-Michel Avellaneda, maire de la commune voisine de Milhaud, avait repris le travail pour doter l’Agglo nîmoise d’une patinoire dans les années qui viennent. Selon le Midi Libre, Nîmes Métropole souhaitait même que cette nouvelle structure ouvre avant 2014. En fait, il n’en sera rien…
Entre-temps, au mois d’octobre 2011, l’association baptisée « Nîmes Métropole Camargue Sports de Glace », qui était en sommeil, fut relancée. En effet, ses statuts, qui n’avaient pas encore de véritables bases juridiques, furent officiellement déposés et le nouveau président du NMCSG, dont le nom fut indiqué à la préfecture, était Geoffrey Barcelo, un arbitre de la Ligue Magnus domicilié à Lyon, tandis que le siège social du club nîmois fut déclaré dans le village gardois de Poulx, au domicile de Bruno Colléoni. Rappelons que ce dernier était un ancien joueur de Lyon et de Briançon, mais également un arbitre, et de surcroit membre du Comité directeur de la FFHG. « La grande particularité du nouveau club de Nîmes, c’est qu’il a été créé en y licenciant une grande majorité des arbitres de hockey sur glace venus de plusieurs villes françaises différentes, explique Bruno Colléoni. Cette originalité, unique en France, avait pour but d’augmenter l’effectif du NMCSG pour avoir plus de poids et de représentativité auprès des élus locaux. Dans un premier temps, avec l’aide de Marc Fornaguera, le président du club voisin de Montpellier, nous avons effectué de nombreuses démarches auprès des collectivités et nous avons obtenu également plusieurs lettres de recommandations d’autres clubs de l’hexagone. »

Mais douze ans après le terrible incendie qui détruisit complètement l’ancienne patinoire de Nîmes, et alors que rien ne bougeait vraiment, le journal Midi Libre fit naitre un nouvel espoir, beaucoup plus concret cette fois, en publiant, au mois de mai 2016, un article qui expliquait : « Le maire Jean-Paul Fournier a annoncé qu’une patinoire devrait revoir le jour à la fin de l’année 2017. Accompagné de l’adjoint aux sports, Julien Plantier, et du député européen, Franck Proust, le maire a annoncé, le mardi 24 mai, la construction d’une patinoire, toujours à Marcel-Rouvière. Le site abrite déjà un stade de football, des terrains de tennis et des aires de jeu. La patinoire fera, a annoncé la ville, 50 mètres sur 26, et sera donc homologable par la fédération. Côté gradins, 350 places seulement sont prévues. Le projet devrait être voté au conseil municipal dans une dizaine de jours. Si le projet est accepté, les travaux devraient débuter en mai 2017 pour se terminer en novembre, soit un délai de construction de sept mois minimum. La surface de glace sera de 2800m2. En disposant de vestiaires, de sanitaires, de buvettes, de locaux antidopage ou encore de tribunes de plus de trois cents places, le coût total de cette nouvelle patinoire devrait se situer aux alentours de 4,5 millions d’euros. La patinoire sera à construite là où l’ancienne devait connaître les affronts du feu. »
Le 17 octobre 2017, on annonça que la nouvelle patinoire de Nîmes allait ouvrir enfin ses portes officiellement le 22 décembre suivant. Le Père Noël est donc passé avec trois jours d’avance dans cette ville du Gard dont la nouvelle patinoire avait été tant espérée. La dalle de béton fut coulée le lundi 23 octobre. La nouvelle patinoire, construite au même emplacement près du stade Marcel-Rouvière, offrit ainsi une piste de glace de 50 mètres sur 26, apte au hockey, mais seulement 350 places dans les gradins. L’autre principale restriction était la durée d’ouverture de la patinoire pendant l’année, officiellement choisie pour des raisons environnementales, à savoir du 1 septembre au 15 mai.

Il aura donc fallu attendre treize ans au total depuis l’incendie de l’ancienne patinoire, pour que le club de hockey sur glace de Nîmes puisse renaitre enfin de ses cendres mais dans une configuration atypique, pour ne pas dire unique en France. En effet, privés de leur piste de glace, plusieurs hockeyeurs nîmois avaient rejoint depuis quelques années le club local du « Kroko-Roller » qui regroupait une école de patinage et une section de randonnée en ville sur roulettes. Le président fondateur de ce club était Jean-Paul Droz qui dirigeait une entreprise d’informatique dans la région. Grâce à son initiative, les patineurs en roller purent s’engager dès le premier championnat de France de roller-hockey organisé en 1999 et les « Krokos » réussirent la performance d’être sacrés champions de France de la Division 2 de cette discipline dix ans plus tard en 2009. Tous les entraînements se déroulaient dans le gymnase Condorcet qui se trouve situé à 200 mètres seulement de l’emplacement de la nouvelle patinoire dans le quartier Pissevin.

Entre-temps, au mois de mai 2001, c’est Jerry Canal, cadre administratif au ministère de la défense, qui devint le nouveau président du club Kroko-Roller. Ce dernier raconte les circonstances assez particulières qui ont permis la renaissance du hockey sur glace dans la ville de Nîmes : « Parmi les jeunes de notre association, il y en avait qui jouaient au roller mais aussi au hockey sur glace dans la ville voisine de Montpellier. Lorsque en 2016, le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a annoncé par surprise en la construction d’une nouvelle patinoire, nous avons pensé que c’était l’occasion de créer pour la première fois en France une synergie entre deux disciplines qui sont cousines en les regroupant dans une même association.

C’est la raison pour laquelle nous avons transformé les structures de notre club pour l’appeler désormais « Kroko Sports ». Autrement dit, nous avons créé un nouveau club omnisports. Ce dernier regroupe dix sections au total puisque le hockey sur glace, une école de patinage sur glace et le patinage artistique sont venus s’ajouter au sept autres déjà existantes parmi lesquelles il y a notamment le roller hockey, le slalom, le derby, les courses de randonnées, l’école de patinage roller et le freestyle. »

 

Au mois de septembre 2016, soit plus d’un an avant l’ouverture officielle de la nouvelle patinoire, le président Jerry Canal et ses amis, anticipèrent cet événement en recrutant Raphaël Facchini qui devint donc le directeur sportif de la section Hockey sur Glace. Ce dernier raconte : « A cette époque, j’avais démissionné de mon poste de directeur technique du club de Lyon pour venir prendre en charge pendant trois ans celui des Vipers de Montpellier.  Comme Jerry Canal avait entendu parler que j’étais disponible, il m’a proposé de me lancer dans l’aventure à Nîmes… »

Sans plus attendre, le club organisa sa transformation administrative et juridique pour devenir un club omnisports.  (Logo, statuts, affiliations, communication, etc…).

Dès le mois d’octobre 2016, les dirigeants de Nîmes entrèrent en contact avec la Fédération française de hockey sur glace pour lui faire part de leur projet de fusion. Mais la FFHG expliqua qu’il y avait un petit souci car il existait déjà le « Nîmes Métropole Camargue Hockey Club » formé uniquement par des arbitres qui s’étaient ainsi regroupés dans la ville du Gard pour ne pas subir de pression en étant totalement autonomes dans leur association.

Geoffrey Barcelo, le président du NMCHC (qui vivait à Lyon), ainsi que Bruno Colléoni , ce dernier était un ancien joueur de Lyon et de Briançon, mais également un arbitre, et de surcroit membre du Comité directeur de la FFHG, acceptèrent rapidement de rejoindre le Kroko Sports et le traité de fusion fut ratifié par courrier permettant ainsi l’affiliation du nouveau club omnisports à la FFHG au mois d’août 2017.

Sans plus attendre, le staff du club décida d’engager une équipe senior dans le championnat de France de la Division 3. Les « Krokos », vêtus de leurs maillots vert-noir-rouge (avec un logo représentant un crocodile mordant une crosse) se retrouvèrent ainsi lancés immédiatement dans la compétition en rejoignant huit clubs du groupe D à savoir : Morzine, Avignon, Toulon ainsi que les cinq équipes réserves formées à Nice, Annecy, Chambéry, Clermont-Ferrand et Montpellier. Privés de leur nouvelle patinoire jusqu’à son inauguration à la fin du mois de décembre 2017, les Krokos obtinrent une dérogation pour pouvoir disputer tous leurs matches de début de saison à l’extérieur. On notera que cette équipe, dirigée par Raphaël Facchini avec à ses côtés Benjamin Fontaine pour assurer la logistique, était une sorte de « melting pot » composé de joueurs venus d’horizons divers mais avec la réelle volonté de relancer si possible le hockey sur glace dans la ville romaine.

Par ailleurs, le club de Nîmes forma du hockey mineur de U9 à U17 ( U11 U13, U15) en association avec le club voisin d’Avignon quant aux jeunes hockeyeurs U17 élite, n’ayant pas le droit de s’associer par le règlement fédéral, ils jouèrent donc uniquement avec Avignon.

La saison 2018-2019 vu l’équipe première qualifié pour les playoffs, et fut éliminé par les Tornados du Luxembourg.

Aujourd’hui Le bureau a évolué et c’est Bruno Colléoni qui devient le responsable de la section Hockey sur Glace, le club compte 230 licenciés, une équipe dans chaque catégorie jeunesse et compte bien continuer sa progression!

ORGANIGRAMME